V CORPORATIF

Publié le 28 juin 2011

V rencontre le CRTC au sujet de l'intégration verticale et l'attribution du financement du Fonds des Médias du Canada

Montréal, le 28 juin 2011 – Dans le cadre de sa présentation en audience publique devant le CRTC, V Interactions a exposé l’importance que revêt pour l’entreprise l’examen du cadre réglementaire relatif à l’intégration verticale. Les décisions que prendra le CRTC au terme de cet exercice auront une grande influence sur les orientations de l’entreprise et sur ses activités futures à l’extérieur de la télévision traditionnelle, notamment dans le secteur des services spécialisés. La direction de V a également demandé au CRTC de prendre des mesures concrètes quant à l’attribution de financement du Fonds des médias du Canada (FMC) en proposant d’amener un volet sélectif.

Alors que la création de grandes entreprises intégrées verticalement a un impact sur des joueurs indépendants comme V, il est important que le CRTC adopte pour les entreprises de programmation indépendantes des mesures de souplesse et de protection qui leur permettront de prospérer dans un environnement contrôlé par d’importants conglomérats. Au pays, quatre conglomérats intégrés verticalement représentent plus des trois quarts des abonnés au câble ou à la télé satellite.

Quant au défi d’expansion dans le secteur des services spécialisés, il est primordial pour des entreprises indépendantes comme V de pouvoir participer à l’équilibre et à la diversité. À cet égard, V favorise l’ouverture à la concurrence dans le secteur des services spécialisés et le CRTC ne devrait ainsi permettre qu’aux joueurs indépendants de lancer des services concurrents afin de favoriser une plus grande diversité plutôt que d’encourager l’exclusivité. Une telle ouverture bénéficierait le marché ainsi que le consommateur mais favoriserait surtout une plus importante diversité dans le paysage télévisuel.

Après avoir été forcé de mettre temporairement sur la glace la deuxième saison de PROZAC, il est primordial que le CRTC adopte des mesures vigoureuses pour permettre aux entreprises de programmation indépendantes comme V d’avoir accès au financement suffisant afin de contribuer à la diversité du paysage télévisuel canadien et au rayonnement de notre culture. Au pays, quatre conglomérats jouissent d’importantes contributions du FMC pour le financement de leurs émissions à partir de revenus qu’elles tirent de ces mêmes abonnés, soit plus des trois quarts des quelque 235 millions $. Dans le contexte actuel, une entreprise indépendante en relance comme V n’a aucune possibilité d’adhérer adéquatement au financement en raison de règles qui favorisent d’abord les entreprises de programmation liées à des groupes intégrés verticalement.

« Près du tiers des cotes d’écoute au Québec est généré par des joueurs indépendants, il est donc important de permettre à ces mêmes joueurs d’adhérer à un financement équitable », indique Maxime Rémillard, coprésident et chef de la direction de V. « Les principaux conglomérats jouissent d’importantes contributions du FMC financées directement de revenus qu’elles tirent de leurs abonnés, favorisant ainsi l’exclusion de nouveaux joueurs au profit d’un club select fermé. Il est primordial que le CRTC prenne des mesures concrètes pour corriger une situation profondément inéquitable qui nuit à la diversité de notre télévision. »

Dans ce contexte, V propose au CRTC qu’une partie des sommes versées au FMC par ces groupes intégrés verticalement soit versée dans un nouveau programme de soutien aux entreprises privées de programmation indépendantes afin de financer des projets sur une base sélective.


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