Né d’un père arabe et d’une mère québécoise, Rachid est un doux au cœur tendre. Une flamme pour la belle Roxy ne cesse de croître dans son cœur. Introverti, il use de tentatives maladroites afin de lui avouer son amour. Un problème s’oppose à lui ; il est beaucoup trop timide et ne possède ni le charme, ni la virilité de ses origines tunisiennes.
Bruno Marcil est né à Aix-en-Provence en 1972 de parents québécois. De sa naissance, il conserve le choc de la découverte de sa propre voix (un long cri sans fausses notes) et un goût certain pour la pétanque accompagnée d’un grand verre de pastis les jours d’été. Enfant énergique et turbulent, il fait ses débuts en musique dans une vidéo familiale tournée par un lointain cousin où, affublé d’un balai en guise de guitare, il se contorsionne avec enthousiasme au son d’un succès d’Iron Maiden.
Bruno a 14 ans lorsque sa famille déménage en Afrique. Une année passée en République Centrafricaine sur les berges de l’Oubangui le transforme. Passé de l’enfance à l’âge adulte, Bruno ouvre ses yeux et ses oreilles. Il gratte parfois une vieille guitare et commence à s’exprimer au travers de la musique. De retour au Québec, il prend conscience du tourbillon d’idées, d’émotions et de questionnements qui l’habite. En quête de dialogue et d’ouverture, il va s’asseoir, durant trois ans, sur les bancs d’université. Il en ressort en 1994 avec un baccalauréat en philosophie, un gros mal de tête et aucune réponse claire. Rompant avec la vie académique, il entreprend une formation en théâtre.
La vie de scène et de coulisse lui va beaucoup mieux et c’est au contact du théâtre que Bruno développe véritablement sa fibre artistique. L’énergie de la troupe l’inspire autant que les textes des grands auteurs. Il se met à composer sérieusement et on lui demande de plus en plus souvent de sortir sa guitare. En 1999, il termine l’école et enchaîne les représentations. Tant dans le drame que dans la comédie, il se démarque par ses personnages singuliers et sa forte présence sur scène. Lauréat du prix du public du théâtre Denise-Pelletier (2001), Bruno est également de la distribution du très musical Vacarmes (2002) de Dominic Champagne, la célèbre suite de Cabaret Neiges Noires. Au petit écran, il participe à plusieurs productions importantes. Ses personnages loufoques ont récemment attiré l’attention du grand public dans les publicités de Vidéotron et des produits Plaisirs Gastronomiques.
La musique demeure la principale passion de Bruno. Avec les années, il a construit un répertoire vaste et varié. Ses textes portent une parole très personnelle à la fois imagée, poétique et urbaine. Ils reflètent les coups de gueule, la grande sensibilité et le sens de l’humour de l’artiste. On y retrouve des chats de gouttière, des femmes qui donnent des ailes, des défaites, des victoires et autres petites beautés de la vie. Musicalement, Bruno se réclame autant de Tom Waits que de Stevie Wonder. Alors qu’on s’attend à entendre un funk ou une ballade déchirante, le voilà qui débarque sur scène avec un reggae ou un rock bien lourd. Guitariste et pianiste talentueux, il a aussi exploré le mixage, l’orchestration et les arrangements.
En 2005, il a débuté une série de spectacles à Montréal. Bruno a été un des moments forts du Festival de la Chanson de Granby 2005 et remportait tout récemment le prix de l’auteur-compositeur-interprète de l’année au concours Ma première Place des Arts, où il a également reçu le prix Proute-Proute Machin. Il était de la programmation du tout dernier festival de la chanson de Tadoussac et du Festival de Saint-Siméon. En plus de travailler sur ses propres projets, Bruno a écrit pour d’autres musiciens, ainsi que pour la scène et le cinéma.

